Publié le 30/03/2016 à 07:49

Le Théâtre du travers met Brassens à la noce

Théâtre

Du 01/04/2016 au 03/04/2016

 

Le Théâtre du travers, hier en pleine répétition, sera par trois fois en scène ce week-end.

Le Théâtre du travers propose trois dates de représentation pour «Georges est à la noce», vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 avril. Ce spectacle composé et mis en scène par Jean-Claude Caron, s'appuie sur des textes de Georges Brassens, qui a été et continue d'être l'un des artistes français les plus aimés ; son répertoire impertinent mais jamais provocateur trace un portrait de ses contemporains, sans pitié mais avec tendresse ; ses chansons sont reprises par des artistes du monde entier et ses textes étudiés dans les écoles et les universités.

 Brassens adapté au théâtre… pourquoi pas ! C'est le défi relevé par Jean-Claude Caron et la troupe du Théâtre du Travers. L'idée initiale d'une lecture de textes a évolué très vite vers un projet théâtral : on allait s'exprimer en «Brassens» ! Le thème de la noce fut évident dans l'esprit créateur de l'homme de théâtre, de cinéma et de télévision qu'est Jean-Claude Caron. Et maintenant, avec Georges, toutes et tous à la noce !

Une belle soirée de théâtre

Publié le 12/02/2015 à 03:53

Saint-Pierre-Lafeuille (46)


 


Samedi soir, la très active troupe amateur lotoise le Théâtre du Travers a présenté la pièce «George Dandin ou le mari confondu» de Molière à la salle polyvalente de Saint-Pierre-Lafeuille. Une soixantaine de personnes s'est pressée pour apprécier le jeu des acteurs.

Cette comédie tragique ou tragédie burlesque, cette farce, mise en scène par Alain Thoquenne, nous renvoie à toutes les noirceurs de l'humain et à la complexité de situations qui font autant rire que frémir. Le rire est féroce. George Dandin est une pièce toujours très actuelle, transposée à la fin des années 50, début des années 60, époque charnière dans l'évolution des mœurs, l'émancipation de la femme et la liberté sexuelle. Bien mise en scène, elle a été servie par des acteurs brillants. Le public ravi a passé une excellente soirée entre rire et réflexion, à l'initiative de l'association Notre village vous aime.

La Dépêche du Midi

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Georges Dandin a ému le public

Souillac (46)

La saison théâtrale de l'association «Souillac en Scène» a débuté le 18 octobre avec la Compagnie du Travers, troupe de théâtre amateur venue pour la 5e fois jouer en ville.

Avec «Georges Dandin» de Molière, les 8 comédiens de Pradines ont joué ce classique de façon revisitée. Devant sa caravane, sous les palmiers et dans le chant des cigales, le pauvre Dandin, paysan aux manières un peu rustres dans un monde aristo, déchante d'avoir voulu tâter de la noblesse en épousant un beau parti. Une belle-famille guindée, une épouse volage et perfide, un amant damoiseau sans scrupule composaient la trame de cette pièce. Mais, surtout, des dévergondages sur fond de phrasé châtié ont laissé pantois le mari dupé, bafoué, déshonoré par une femme avide des plaisirs de la vie.

Du beau théâtre, des acteurs à fond dans leur rôle et un public de plus de 70 personnes ont fait de cette soirée un grand moment de détente.

 

Belle réussite pour les Théâtralies

 

Les Théâtralies ont démarré avec le Théâtre du beau fixe et ses acteurs acrobatiques. Ils ont proposé le joueur de Gogol, paris inconsidérés, arnaques, et jeux de cartes, le monde du jeu en Russie. Des billets de banques en soie d'organza multicolore jaillissaient et virevoltaient dans un décor dépouillé, stylisé et peint en noir, l'escroc est finalement le dindon de la farce.

Spectacle réussi, avec une mise en scène de Laurent Busson. Cette pièce offerte par la CCCSS, a été honorée par la présence de Roselyne Artigues, présidente de la Communauté de commune du canton de Salies du Salat, et des élus de Salies.

 

Le samedi 4 octobre «Le Goût des autres» joué par la Cie de l'Olive, nous distribue des cartes postales vibrantes sur nos relations journalières. Le chef d'entreprise refuse le style ampoulé pour aller vers des contacts authentiques et réels.

12 acteurs nous transportent chacun dans un monde différent, dans le rêve, dans la réalité, ou dans les habitudes.

 

Dimanche à 17 heures, Molière au camping était indémodable. Des vers oui, mais prononcé comme un dialogue. Un Georges Dandin qui vivait ses déboires conjugaux comme Raimu.

Les parents, des aristos, et Angélique leur fille un brin chipie. Déjà au XVII siècle, la femme se libère et revendique ses droits. Tout se termine par les lamentations de Dandin qui a le cœur trop sensible devant les turpitudes créatives d'Angélique son épouse.

Le dernier acte en pleine nuit, nous fait rire par ses rencontres tragiques et burlesques.

Des spectateurs heureux de la qualité du Théâtre du Travers.

 

Marie-Christine Llorens, vice-présidente, fixe rendez-vous fin novembre à Mane.

 

 

 

La Dépêche Publié le 09/10/2014 à 03:47

Dandin de la farce


C’était un pari que de transposer la comédie de Molière « George Dandin », dans un contexte modernisé, fin des années 50 / début des années 60, car la langue du XVIIème siècle surprend dans un décor de camping avec canisses ou caravane à l’ombre d’un palmier. Et que dire de Dandin lui-même, ce riche paysan contre qui tous vont se liguer, affublé d’un marcel à rayures, biceps et embonpoint apparents, bob fatigué vissé sur le crâne. Tous les personnages sont de la même veine ce qui permet de jouer en permanence de l’anachronisme entre une langue historiquement datée, des rapports intrafamiliaux insidieux complètement surannés, tout en laissant présente la fragilité humaine. Et en plus comme souvent chez Molière on se plait à lire en filigrane un plaidoyer féministe et une critique sociale revendiqués. C’est dire si la barre était haute et que la troupe lotoise du Théâtre du Travers est à féliciter chaleureusement tant elle a su revisiter totalement cette intrigue aux apparences de farce qui cache de fait un drame personnel terrible tant le personnage principal se  trouve perpétuellement nié. C’est d’ ailleurs toute la pertinence de la mise en scène et de l’interprétation que d’avoir su graduellement fait émerger la souffrance intime, bien au-delà de ces joutes amoureuses croisées. On ne sait qui est en prend le plus pour son grade : du parvenu fortuné qui a acheté son titre de noblesse confronté à sa belle-famille toute d’obséquiosité condescendante, de sa « servante dessalée » ou de sa femme dont les anglaises en cascade et l’air faussement ingénue dissimulent une femme d’une perversité redoutable. Séquences au ralenti, chorégraphie des combats, utilisation subtile de la lumière, et bande musicale éclectique, voilà quelques-uns des artifices qui rythment et relancent régulièrement cette histoire en trois actes. Les comédiens très homogènes et  la mise en scène d’Alain Thoquenne concourent avec beaucoup d’intelligence à faire ressortir tous les ressorts de cette tragédie sociale toujours en déséquilibre instable. Et faire jouer le rôle de l’amant par une femme en dit long sur l’évolution des mœurs et des  mentalités, de quoi faire bondir Christine Boutin, laquelle ne manquerait surement pas de fustiger le lobby gay omniprésent comme on sait. Une délicieuse soirée.

 

Pradines. Théâtre : George Dandin l'emporte à Onet-le-Château

Publié le 07/06/2013 à 03:48

Le prix de la ville d'Onet-le-Château remis au Théâtre du travers de Pradines.

Le prix de la ville d'Onet-le-Château remis au Théâtre du travers de Pradines. 

Depuis sa création en 1987, le Théâtre du travers de Pradines multiplie les pièces, les représentations et les récompenses.

Le week-end dernier, la troupe participait à la 5e édition du Festival de théâtre amateur d’Onet-le-Château et jouait dans un tout nouveau théâtre aux côtés de cinq autres troupes de la région.

Les Pradinois prenaient part à l’événement pour la deuxième fois et présentaient leur version de George Dandin de Molière.

La mise en scène audacieuse et moderne, les décors et le jeu des comédiens ont été salués par la critique et ont valu au Théâtre du travers de remporter le premier prix ex æquo avec les Toulousains de la troupe R’plique.

Ce prix de la ville leur a été remis par le maire d’Onet et attribué par un jury composé de journalistes, d’élus et de comédiens.

Gérard Felzines, le rôle titre de la pièce et Alain Thoquenne, le metteur en scène que nous avons rencontrés s’accordent pour dire «qu’ils ont apprécié que le public ait compris le message qu’ils avaient choisi de transmettre par leur relecture de ce classique.»

La quinzaine d’amateurs que compte le Théâtre du Travers travaille actuellement au montage de deux pièces qui seront jouées en 2014 : avis aux amateurs de théâtre ou à tous ceux qui souhaiteraient participer aux décors, costumes ou à la technique.

En attendant, la troupe donnera une nouvelle représentation de George Dandin vendredi soir à Boissor : une soirée théâtrale en plein air au profit des personnes handicapées.